La couleur: un atout à avoir dans son jeu.

Bien souvent, la couleur ne joue pas un rôle déterminant, et l’attaque d’un carnassier est avant tout une réponse à une animation, aux vibrations du leurre, à sa taille, sa silhouette, et plus prosaïquement au fait qu’il passe au bon endroit au bon moment.

Mais le fait de savoir jouer avec les teintes est un atout supplémentaire, qui permet d’avoir plus de touches certains jours, ou des plus franches. On a trop d’exemples de situations où le coloris d’un leurre à un rôle important, parfois même essentiel, pour évacuer le sujet d’un revers de main.

Mais il faut garder à l’esprit, en ce domaine, il ne saurait y avoir de certitude, et que ce qui marche ici aujourd’hui ne sera pas valable demain ou ailleurs. Les exceptions et les paradoxes sont fréquents.

Cependant, certaines tendances se vérifient souvent. L’exercice n’est donc pas vain, il est simplement périlleux…

leurre sous eau

Vision du leurre sous l’eau

quelle perception ?

Certains phénomènes physiques entrent en jeu dans la perception des objets sous l’eau, et ce indépendamment des capacités de l’oeil qui me regarde.

La diffusion

A cause des particules en suspension l’intensité lumineuse diminue avec la profondeur. Cette perte de luminosité est importante, de sorte que dans quelques mètres d’eau trouble, on est déjà dans une quasi obscurité.

En eau claire, la pénétration de la lumière est meilleure, bien entendu, mais en mer, par exemple, à 1 m sous la surface, il n’en subsiste plus que 40 %, 25 % à 5 mai, 14 % à 10 m, 7 % avant mais est 1,5 % à 40 m.

Dans nos eaux douces, souvent riches en matières en suspension, ces chiffres sont encore faibles et varient beaucoup d’un lieu ou d’une saison à l’autre, en fonction de la pluviométrie, du plancton, des heures de la journée, de la couverture nuageuse, et j’en passe.

L’absorption

brochet leurre

Un brochet au leurre

les couloirs du spectre solaires sont le fruit de rayonnement lumineux ayant des longueurs d’onde spécifique, et dont l’addition forme la lumière du jour, dit lumière blanche. Elles n’ont pas toutes le même pouvoir de pénétration dans l’eau.

Les grandes longueurs d’onde (infrarouge, rouge, jaune, orange) sont vite absorbées les courses (vert, bleu, violet). Celle-ci nous apprend que toutes les teintes sont visibles dans les couches de surface, mais dès  10 m, le rouge et l’orange a quasiment disparu, et qu’à 20m, seul le vert et le bleu reste perceptible.

Il faut noter que l’absorption n’est pas liée à la profondeur, mais à la distance parcourue dans l’eau par la lumière, de sorte que le phénomène joue également dans un plan horizontal : même dans 1 m d’eau, un leurre ne sera pas perçu de la même façon selon que l’oeil soit éloigné de 1 m de 10 m.

Les contrastes

souvent, la vision des contrastes est en général faussée car la diffusion de la lumière sur les particules en suspension dans la couche d’eau crée une nébulosité qui diminue cette perception.

Contrairement au brochet, le sandre ne chasse guère en comptant sur sa vue. Néanmoins, les spécialistes s’accordent à considérer le vert et l’orange comme des couleurs efficaces sur cette espèce.

Autant de choses à garder dans un coin de sa tête quand vous partez pour votre partie de pêche.

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