Après des résultats encourageants sur le silure, un nouveau protocole va être mis en place pour ce poisson

Tibo Lepecheur
Par Lepecheur Modifié le 01/06/25 à 16:07
Après Des Résultats Encourageants Sur Le Silure, Un Nouveau Protocole Va être Mis En Place Pour Ce Poisson

Le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine et treize acteurs institutionnels ont signé un protocole visant à limiter la prédation du silure sur les poissons migrateurs, notamment dans les bassins de l’Adour-Garonne. Si l’objectif de préservation des espèces menacées est partagé, les résultats attendus restent à démontrer.

Un prédateur installé au cœur des rivières du Sud-Ouest

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Le silure glane, espèce exogène particulièrement vorace, a colonisé de nombreux cours d’eau du sud de la France. Sa présence s’avère problématique pour des espèces déjà en difficulté comme le saumon atlantique, la lamproie marine, l’alose ou l’anguille européenne. Ces poissons migrateurs subissent déjà une fragmentation de leur habitat, des barrages, et une qualité d’eau en déclin. Le silure ajoute une pression supplémentaire, difficile à quantifier précisément.

Des premières expérimentations jugées “encourageantes”

Entre 2020 et 2023, une série de pêches expérimentales sur la Dordogne et la Garonne ont servi de test. Les résultats, selon les acteurs impliqués, auraient confirmé un impact notable du silure sur certaines espèces, notamment la lamproie et l’alose. L’intérêt d’une régulation ciblée a donc été avancé comme justification pour renouveler et étendre les actions.

Une extension du protocole à de nouveaux territoires

Le nouveau protocole couvre désormais aussi la Charente et l’Adour. Les opérations de pêche sont maintenues sur des zones identifiées comme sensibles. Mais leur caractère expérimental reste central. Aucune certitude n’existe encore sur l’efficacité réelle des actions entreprises, ni sur la capacité des populations de poissons migrateurs à se rétablir.

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Des techniques complémentaires en cours de test

Parmi les pistes envisagées : l’effarouchement du silure à proximité des frayères, ou encore la capture et le transport de géniteurs de lamproies vers des zones “refuges”. Ces techniques, déjà utilisées dans certains cas, visent à contourner la prédation sans intervenir directement sur la densité de silures. Leur réussite repose sur des hypothèses à valider.

Une mobilisation large, mais des incertitudes persistantes

Le protocole associe des institutions aussi diverses que l’Agence de l’eau Adour-Garonne, l’OFB, EDF, des pêcheurs professionnels et des associations. Cette diversité pourrait garantir une mise en œuvre équilibrée. Mais elle soulève aussi la question du pilotage scientifique et de l’objectivité du suivi.

Une évaluation future très attendue

Toutes les actions engagées doivent faire l’objet d’un suivi scientifique rigoureux. Les effets devront être mesurés à double échelle : sur la population de silures, et sur celle des poissons migrateurs ciblés. Il faudra attendre plusieurs saisons pour juger d’une quelconque réussite.

Pas de solution miracle pour l’instant

Si le protocole témoigne d’une prise de conscience collective, il repose encore sur des bases fragiles. Aucune mesure d’éradication massive du silure n’est envisagée. La prudence reste donc de mise. En attendant des résultats concrets, l’incertitude prévaut sur les effets à long terme de ces actions expérimentales.

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Tibo Lepecheur
Lepecheur

Bonjour, je suis Tibo, un fervent passionné de pêche et rédacteur halieutique pour cet art ancestral. Dès mon enfance, j'ai été fasciné par l'eau et ses mystères, trouvant dans la pêche un moyen unique de me connecter avec la nature.

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7 commentaires à «Après des résultats encourageants sur le silure, un nouveau protocole va être mis en place pour ce poisson»

  • Le classé en nuisibles voilà.
    Celà ne vas pas plaire à tout le monde mais pas grave ou une pétition en ligne.

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  • Encore une décision mou du genoux ! C’est le oui mais, blabla.. En attendant nos espèces otochtones et les migrateurs disparaissent petit à petit de fleuves. Il fallait agir avant plutôt que de privilégier le tourisme piscicole. Ces dirigeants sont irresponsables sûrement sous la pression des écolos que l’on ne voit jamais au bord de nos rivières.
    .

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  • Moi je remet plus à l’eau

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  • Silures en-dessous, cormorans au-dessus, nos pauvres truites, saumons, anguilles, lamproies et autres n’ont qu’à bien se tenir. A quand le classement nuisible avec destruction obligatoire de ces 2 espèces invasives?

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  • Quand le mal est fait…,.
    Les études d’impact c’est bien joli mais on a ces poissons depuis au moins 1993 dans le Sud-Ouest qu’est-ce qu’on a fait ?
    Des études! Entre autres a Golfech avec pas moins de 300 silures captures balises et relâches a l’époque..
    Qu’on nous prennent pas trop pour des imbéciles !!

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  • Il n’y a pas que la Dordogne, l’Adour et la Charente. La Vezere est envahit de silures surtout dans ces barrages hydrauliques, ils atteignent désormais plus de 2m. Adieu brème, tanche, gardon et perche commune. Ils envahissent tous les cours d’eau, on se demande même pourquoi on garde une 1iere catégorie. Mettons une taille réglementaire au delà de laquelle ils ne doivent pas être remis à l’eau. On perdra les photos de grosses prises sur les réseaux sociaux. Autre phénomène comment initier nos petits enfants à la pêche, passer une demi journée pour n’attraper que deux perches, on a du mal à les garder motivés.

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  • Il faut les exterminer ne viennent pas de France
    Un extincteur de poisson de chez nous comme
    Les écrevisses qui ne sont pas de France la honte de laisser ça merci les écologistes
    J espère qu’il ne viendront jamais à avoir un president en France sinon voilà le travail.

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