FDIDS, agriculteurs et chasseurs se font aider de drones pour indemniser et lutter contre les sangliers

Eric Lechasseur
Par LeChasseur Publié le 31/01/25 à 04:49
Fdids, Agriculteurs Et Chasseurs Se Font Aider De Drones Pour Indemniser Et Lutter Contre Les Sangliers

Les dégâts causés par le gros gibier aux cultures agricoles s’élèvent à 60 millions d’euros par an. Le sanglier est le principal responsable, malgré un prélèvement record de 863 124 individus lors de la saison 2023-2024, soit une augmentation de 9,2 % par rapport à la saison précédente. Face à cette problématique, une nouvelle approche a vu le jour en Moselle, dans le Grand Est : l’utilisation de drones pour évaluer plus rapidement et précisément les surfaces endommagées.

Une méthode rapide et efficace pour cartographier les dégâts

En octobre dernier, Yannick Henry, télépilote et estimateur du Fonds départemental d’indemnisation des dégâts de sangliers (FDIDS) de Moselle, a utilisé un drone DJI Mavic 3 équipé d’un module RTK pour cartographier une parcelle de maïs avant récolte. En cinq minutes, l’appareil a couvert huit hectares, capturant 225 photos. Ces clichés, compilés directement sur le terrain, permettent d'obtenir une cartographie détaillée des dégâts, facilitant ainsi leur estimation.

Ce système présente plusieurs avantages :

  • Gain de temps : la cartographie est réalisée en quelques minutes, contre plusieurs heures pour une évaluation classique.
  • Précision accrue : le drone repère des zones endommagées difficilement visibles depuis le sol.
  • Réduction des litiges : les images servent de preuve objective pour les indemnisations.

Une indemnisation plus rapide pour les agriculteurs

Les estimations réalisées à l’aide du drone servent de base au rapport d’évaluation, transmis directement à l’exploitant agricole. L’indemnisation définitive reste fixée en juin, mais un acompte est versé dans les deux mois suivant l’estimation, selon un système similaire à celui des coopératives agricoles.

Le FDIDS 57 a investi 20 000 € dans cette technologie, incluant le coût du drone, du logiciel d’analyse et de la formation des estimateurs. Ce dispositif permet non seulement d'améliorer la réactivité, mais aussi d’apaiser les discussions entre agriculteurs et chasseurs, en objectivant les dégâts.

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Des limites techniques à prendre en compte

Malgré ses avantages, l’usage du drone comporte certaines contraintes :

  • Météo défavorable : la pluie et les vents de plus de 50 km/h empêchent les vols.
  • Obstacles aériens : les oiseaux, branches et lignes électriques compliquent la navigation.
  • Décision au cas par cas : l’estimateur choisit d’utiliser ou non le drone en fonction de la taille et de la complexité de la parcelle touchée.

Une avancée pour mieux gérer les dégâts de sangliers

L’usage des drones pour estimer les dégâts agricoles causés par les sangliers représente une avancée notable. Plus rapide et plus précis que les méthodes traditionnelles, ce dispositif facilite l’indemnisation des agriculteurs et permet une meilleure communication avec les chasseurs. Si cette technologie ne règle pas la question de la surpopulation des sangliers, elle apporte une solution concrète pour mieux gérer leurs impacts sur les cultures.

Eric Lechasseur
LeChasseur

Bonjour, je m'appelle Eric et je suis passionné par tout ce qui touche à la nature et à la vie sauvage. Depuis mon plus jeune âge, j'ai été élevé dans une famille où la chasse était une tradition et un mode de vie...

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