Un plan de lutte lancé… trop tard, trop flou, trop influencé ?
Le silure, mastodonte vorace et opportuniste, s’est taillé un royaume dans les eaux de Gironde. Face à ce prédateur devenu symbole de la dérive écologique, l’État a lancé un protocole de régulation pour 2025-2027. Sur le papier, ça semble sérieux : coordination par le préfet, 13 institutions impliquées, extension géographique, campagnes ciblées… En réalité, les pêcheurs professionnels dénoncent un écran de fumée, derrière lequel se cache une opération bien plus politique que pragmatique.
Un prédateur géant ignoré pendant des années
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Le silure, qui peut dépasser les 2,50 mètres et peser plus de 100 kilos, dévaste les populations de poissons migrateurs : lamproies, aloses, saumons. Les zones de fraie deviennent des terrains de chasse. Mais ce que beaucoup n’osent dire tout haut : cela fait des années que les professionnels alertent, sans obtenir autre chose que des réunions et des « groupes de travail ». Résultat : un protocole est signé en 2025, alors que les dégâts sont déjà massifs. Et on demande aux pêcheurs d’appliquer des solutions qu’on aurait dû expérimenter il y a dix ans.
L’ombre du lobby de la pêche loisir
C’est le sujet qui fâche. Les pêcheurs professionnels dénoncent l’influence grandissante de la pêche de loisir, omniprésente dans les décisions. Le silure, c’est la bête noire des uns, mais le trophée rêvé des autres. Sur les réseaux, les vidéos de captures de silures géants se comptent par milliers. Résultat : aucune mesure claire pour interdire ou limiter sa remise à l’eau, alors que les campagnes de régulation deviennent des casse-têtes administratifs pour les pros.
« On ne peut pas à la fois nous dire de réguler le silure et laisser les pêcheurs de loisir le relâcher pour le plaisir
Moyens insuffisants, règles floues
Parmi les 13 acteurs du protocole : EDF, l’Office français de la biodiversité, l’Agence de l’eau, et autres structures administratives. Mais aucune enveloppe financière concrète n’a été annoncée. Les campagnes de pêche ciblée ? Floues. Les techniques d’effarouchement ? Expérimentales. Les obligations des différents acteurs ? Non contraignantes. En clair, on demande aux pêcheurs de faire le sale boulot, sans moyens, ni clarté, ni protection juridique.
Une fracture entre terrain et bureaux
Ce protocole révèle une fracture grandissante entre la technocratie naturaliste et ceux qui vivent du fleuve. D’un côté, des tables rondes et des publications. De l’autre, des filets vides, des espèces en déclin et des professionnels qui jettent l’éponge. Le plus inquiétant ? Cette rupture de confiance mine les projets à venir : à force de ne pas écouter ceux qui sont au contact du milieu, l’administration se coupe des seules forces capables d’agir efficacement.
Des questions qui restent sans réponse
- Pourquoi attendre 2025 pour encadrer sérieusement un phénomène connu depuis 15 ans ?
- Qui bloque les mesures de capture massive dans les zones critiques ?
- Pourquoi le silure est-il toujours absent des espèces classées invasives en France ?
Le silure n’attend pas. Les anguilles, aloses et saumons non plus. Les pêcheurs professionnels, eux, commencent sérieusement à se lasser.
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