L’Environment Agency a lancé une opération de suivi inédit sur le River Lea, entre le Hertfordshire et l’Essex. Mille jeunes barbeaux ont été relâchés en novembre à Kings Weir et Fishers Green avec une marque bleue entre les nageoires pectorales. Ce marquage, inoffensif selon l’agence, doit permettre de collecter des données précises sur l’évolution et la répartition de l’espèce.
Un suivi scientifique face aux inquiétudes des pêcheurs
Ce projet répond à des alertes de pêcheurs signalant un recul du nombre de barbeaux dans la rivière. Le chef d’équipe de la division pêche, Richard Tyler, explique que ces données serviront à évaluer la croissance, la migration et la bonne santé des poissons. Le but est aussi d’obtenir une vision plus claire de la situation halieutique sur ce tronçon du Lea.
Une méthode déjà utilisée à l’international
Le marquage à la teinture bleue n’est pas une première mondiale. Employée dans différents pays, cette technique permet d’identifier les poissons lors de futures captures sans recourir à des procédés invasifs. Les barbeaux proviennent de l’unité nationale d’élevage de poissons d’eau douce financée par les revenus des licences de pêche.
Comment participer au suivi
Les pêcheurs qui capturent un poisson marqué sont invités à transmettre à l’Environment Agency :
- une photo du poisson
- la localisation précise de la capture
- le poids et la taille
Les informations peuvent être envoyées par courriel à l’agence, afin d’enrichir la base de données.
Une initiative pour mieux connaître la rivière
Les résultats attendus devraient fournir un aperçu complet de la dynamique des populations de barbeaux sur le River Lea. Cette démarche, fondée sur la collaboration entre scientifiques et pêcheurs, vise à documenter les déplacements et la viabilité de l’espèce dans ce cours d’eau.
Et la France dans tout ça ?
À notre connaissance, un tel procédé n'a jamais été utilisé en France pour une étude sur la croissance et / ou la migration des poissons. Si ce tatouage est totalement inoffensif pour les poissons, cela pourrait être une bonne méthode à appliquer. Néanmoins, cela se rapproche du procédé mis en place il y a déjà 9 ans par Jean Claude Tanzilli pour le suivi du silure.


