Une décision prise suite à des incivilités persistantes.
Du 1er juillet au 24 août 2025, la pêche de la carpe de nuit est interdite sur l’ensemble du lac de Pannecière, situé dans le département de la Nièvre. Cette mesure temporaire a été décidée à la demande des maires des communes riveraines, après plusieurs années marquées par des comportements jugés inacceptables par les autorités locales.
Dégradations et nuisances signalées
Les motifs évoqués par la Fédération départementale de pêche font état de coupe sauvage d’arbres, vols de bois, feux non autorisés, et accumulation de déchets sur les sites de pêche. Ces comportements ont conduit les élus à demander une suspension estivale de la pêche nocturne afin de limiter les nuisances sur le domaine public.
Détournement des zones de pêche pour du camping sauvage
Une autre raison avancée concerne l’utilisation détournée des parcours de pêche de nuit par des non-pêcheurs pratiquant le camping sauvage, en évitant les campings aménagés. Ce type d’usage ne peut être verbalisé par les gardes-pêches, ce qui complique les contrôles.
Selon la fédération, cette décision ne remet pas en cause de façon définitive la pratique : « Rien n’est figé dans le marbre et la situation peut évoluer dans les années futures. »
Rappels sur d'autres interdictions estivales
Sur la plage de Bonin (Montigny-en-Morvan) et aux abords du camping de Corancy, la pêche depuis la rive est interdite en juillet et août. Les rampes de mise à l’eau situées dans ces deux zones ne peuvent également pas être utilisées pendant cette période. Là aussi, l’objectif est de limiter les conflits d’usage entre baigneurs et pêcheurs.
Pour s’adapter : une carte interactive à disposition
Les pêcheurs souhaitant poursuivre leur activité durant l’été peuvent consulter la carte interactive mise en ligne par la Fédération de Pêche. Celle-ci indique les points GPS des mises à l’eau autorisées et permet de s’organiser en fonction des restrictions locales.
Un appel à la responsabilité collective
Cette interdiction rappelle que la cohabitation entre usagers du milieu naturel repose sur une pratique respectueuse des règles, des lieux et des autres. Si les responsables de cette interdiction restent une minorité, ce sont bien l’ensemble des pêcheurs qui subissent les conséquences de ces excès.

